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Les éditions Jorn

Pour en savoir plus sur cette maison d'édition, son catalogue, ses auteurs et ses nouveautés, rendez-vous sur editions-jorn.com,
en ligne depuis juillet 2006.

Jorn : de la revue à la maison d'édition

Entre 1981 et 1986, sous la direction de Roselyne Roche, l'association publie la revue Jorn, dont les quatorze numéros vont contribuer largement au renouveau de l’écriture littéraire en occitan. Parallèlement, et jusqu'en 1995, JORN, en co-édition avec les éditions Fédérop, va éditer une première série d'ouvrages aujourd'hui épuisés, parmi lesquels on pourrait citer Lo paisatge endemic de Philippe Gardy, Elena, roman de Bernard Manciet, ou encore la Médée de Max Rouquette.

En 1995, trois écrivains, Jean-Paul Creissac, Jean-Claude Forêt et Philippe Gardy, prennent la suite de Roselyne Roche à la direction des éditions JORN.
Dans la continuité du projet initial, ils vont continuer à publier les plus grands noms de la poésie occitane contemporaine : Max Rouquette, Bernard Manciet, Robert Lafont, Bernard Lesfargues... tout en défrichant de nouveaux territoires en diffusant de nouvelles voix et des talents méconnus.

Éclaireurs d'oc

Jean-Paul Creissac Jean-Paul Creissac, Jean-Claude Forêt et Philippe Gardy publient de la poésie occitane avec une passion communicative. Poètes aux cheminements différents, unis par l'amour de la langue d'oc, les trois compères récusent le terme de militant pour qualifier leur travail. Pas évident tant celui-ci parait immense. Ils font tout, recherche de textes, "mise au net des manuscrits" et surtout normalisation orthographique et typographique des différentes variantes linguistiques. Ils assurent aussi la diffusion, la relation aux libraires, l'animation, les rencontres avec le public. Tout sauf l'impression.

S'ils ont choisi d'éditer de la poésie, c'est parce qu'elle constitue le noyau ardent de toute langue et peut-être plus encore de l'occitan.
"J'ai l'habitude de dire que la poésie est un genre confidentiel et l'occitan, une langue devenue confidentielle, explique Jean-Claude Forêt. On ne peut pas faire du confidentiel au carré, il importe donc que cette poésie contemporaine soit lisible dans une autre langue que l'occitan pour être connue d'un cercle plus large de connaisseurs. Toute poésie à mon avis doit subir l'épreuve de feu de la traduction".

Cette volonté d'ouverture commence à porter ses fruits, grâce notamment aux rencontres, salons et animations.
"Nous sommes sur des îles. L'écriture occitane est un peu éparpillée. C'est bien qu'il y ait des relais. C'est le travail d'une maison d'édition. Nous sommes des éclaireurs, à nous aussi de solliciter les gens pour que ça continue", précise Philippe Gardy.

N'oublions pas : JORN en occitan signifie jour et offre une merveilleuse clarté à une poésie qui n'en finit pas d'être qualifiée de crépusculaire depuis maintenant plus d'un millier d'années.