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Les poèmes mentionnés sont ceux qui sont présentés dans Caminant.
Raimbaut d'Orange (XIIe siècle)
: la flor inversa
Raimbaut d’Orange composa ses chansons dans la deuxième moitié
du XIIe siècle. Il appartient, comme Bernard de Ventadour, à la seconde grande génération de troubadours. Originaire
par son père, Guillaume d’Omelas (Aumelas), du pays de Montpellier et par sa mère, d’Orange dont il était le seigneur,
il est un maître du trobar clus, écriture poétique fermée qui privilégie la complexité formelle et plus encore du trobar
ric, le style « riche », dans lequel l’invention verbale n’en finit pas de bouleverser le sens, de l’élégance la plus
raffinée à l’absurdité parfois la plus déconcertante.
Azalaïs de Portiragnes (XIIIe siècle)
: ar èm al freg temps vengut
Azalaïs de Portiragnes est également connue comme Azalaïs de Porcairargues, elle appartient
à la première génération des trobairitz, les femmes troubadours, dont la plus célèbre fut sans aucun doute la Comtesse de Die.
Elle était originaire de Portiragnes, près de Béziers. On ne sait rien de sa vie et on ne connaît d’elle qu’une poésie :
une chanson dans laquelle est mentionné un amic de gran valor (un ami de grand mérite) qui pourrait bien être Raimbaut d’Orange.
Louisa Paulin (1888-1944)
: Joana d'Aimé
Louisa Paulin est née à Réalmont dans le Tarn. Professeur à l’école primaire
supérieure de Tulle, puis d’Albi, elle quitta l’enseignement à cause d’une santé fragile et se retira en 1932 dans son village
natal où elle mourra presque aveugle. Louisa Paulin a laissé une œuvre poétique délicate qui lui a valu, en 1937, le prix Goéland.
Elle fut également lauréate de l’Académie des jeux floraux.
> René Nelli
(1906-1982) : sobte lo mur atuda sa
passida lutz...
René Nelli est né à Carcassonne. Professeur de lettres et de philosophie au lycée
de Carcassonne puis à la Faculté des lettres de Toulouse, il a laissé une œuvre abondante, composée, pour l’essentiel, de poésies
vouées à la défense de la civilisation d’oc. René Nelli fut président de la Société d’études occitanes, directeur des Annales de
l’IEO (1953), rédacteur en chef de la revue Oc... Fondateur d’une des premières revues d’ethnologie, « Folklore », il a lancé les
études sur le catharisme et ouvert des pistes sur les troubadours. Ami de Joe Bousquet, il fut un proche des surréalistes.
> Max Rouquette
(1908-2005)
: Las paraulas - Estiu - Lo draconet d'amor
Max Rouquette est né à Argelliers dans l'Hérault. Tout en exerçant la médecine, il a écrit une œuvre abondante
en français et en occitan : prose, poèmes (les Psaumes de la Nuit, le Tourment de la Licorne...), nouvelles (dont Vert Paradis), romans, théâtre
(Médée...)... Parmi les multiples responsabilités qu'il prit au sein du milieu culturel occitan, il fut un des fondateurs de l'Institut d'études
occitanes (1945) avant d'être le directeur des Annales de l'IEO (1949-1950) puis le délégué général. Max Rouquette a réussi à donner à l'occitan
la dimension universelle à laquelle il pouvait prétendre à l'époque des troubadours.
Max Allier (1912-2002)
: Ma cara
Max Allier est né à Montpellier. Journaliste à Paris avant la deuxième guerre mondiale, il
fut combattant de la Résistance avant de revenir au pays en tant que journaliste politique. Collaborateur de la revue Oc, il a publié
plusieurs recueils de poésie et des nouvelles où transparaît son humanisme militant.
Léon Cordes (1913-1987)
: De la punta de l'espargue
Léon Cordes est né à Siran, dans l’Hérault. Paysan (viticulteur et horticulteur), homme
de théâtre, poète et militant, il s’est aussi intéressé aux troubadours. Il n’a pas cessé d’œuvrer pour une civilisation populaire d’oc,
source de résistance au conformisme intellectuel et social. Membre de l’IEO, Léon Cordes reçut le prix Théodore Aubanel en 1955.
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