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Max Rouquette
Lire deux poèmes extraits de Direm a la nòstra nena
Née à Réalmont près d'Albi en 1888, institutrice dans divers villages du Tarn, Louisa Paulin enseigne ensuite pendant 18 ans comme professeur à l'École Normale de Tulle, où elle écrit (en français) ses premiers poèmes et un passionnant journal. Après ces années limousines, elle exerce deux ans encore à Albi, avant que la maladie ne la contraigne à prendre en 1932 une retraite anticipée. Retraite qu'elle met à profit pour apprendre systématiquement l'occitan avec le Collège d'Occitanie, Prosper Estieu, Antonin Perbosc et le chanoine Joseph Salvat. Pendant les dix dernières années de sa vie, retirée à Réalmont, elle publie des poèmes en français et en occitan. Elle meurt presque aveugle de sa maladie en 1944, à 56 ans.
Ses poèmes, souvent assez courts, puisent leur forme et leur inspiration dans la tradition populaire, comptines, chansons, berceuses. Ils expriment une
tendresse pour les êtres simples et les choses familières. L'apparente simplicité de l'écriture recouvre sa maîtrise du verbe, sa pudeur d'expression,
mais aussi une grande profondeur. Ses vers réveillent dans l'âme du lecteur des échos longtemps prolongés.
Un autre aspect de son inspiration poétique, qui se mêle au précédent, est l'albigéisme, le souvenir des grandes figures de la résistance occitane contre la
Croisade Albigeoise.
(Merci à Jean-Claude Forêt pour la rédaction de cette notice)
Pour en savoir plus sur Louisa Paulin :
louisa-paulin.org, le site de l'association des amis de Louisa Paulin